DUTKO Bonaparte I Guy LECLERCQ

Du mercredi 13 juin 2018 au samedi 28 juillet 2018

Guy Leclercq est né en 1940 à Opbrakel en Belgique. En 1957, il s’inscrit à l’Institut Supérieur Saint-Luc à Gand où il suit les cours de Gaspar De Vuyst.

Puis, il poursuit ses études à l’ Académie Royale d’Anvers. Il se lie d’amitié avec Fred Bervoets et Josef Van Ruyssevelt. Guy Leclercq fait la connaissance de Lionel Vinche avec lequel il travaille durant de longues années.

Sa première exposition personnelle se tient à la Galerie La Madeleine, à Bruxelles en 1965, suivie d’autres expositions en Belgique à Anvers, Ostende, Deinze et Gand, Amsterdam aux Pays-Bas ainsi qu’à Beyrouth au Liban.

Du 11 mars au 22 avril 2018, Guy Leclercq a exposé à nouveau ses œuvres récentes au Musée Mudel de Deinze en Belgique.

C’est par l’abstraction que Guy Leclercq exprime sa liberté. La géométrie est son langage et ses mots sont les blancs et les noirs, les formes et les matériaux. Guy Leclercq fait de son œuvre l’expression de sa vie. J’aime le dépouillement de ses formes, la sobriété de ses couleurs, c’est dans un langage épuré qu’il raconte son histoire.
Jean-Jacques Dutko

La force des œuvres du peintre Guy Leclercq contraste avec l’imaginaire si doux de l’artiste. Sa gentillesse naturelle est importante pour comprendre son œuvre.

Observer les oeuvres de Guy Leclercq, c’est prendre conscience que son univers n’est qu’ellipse ou métaphore épurée et stylisée. Il assemble un carré ou un cercle, superpose ou fait glisser les unités les unes dans les autres selon des accords binaires que viennent alors troubler un signe graphique, un détail, un sourire, le tout en usant des contrastes noir et blanc.

L’utilisation des teintes subtiles de blanc, noir, ocre, gris taupe ou marron, tempérées par l’emploi de la caséine, met en relief la géométrie de son propos. Les pâleurs chromatiques de ses œuvres forment une unité d’une grâce subtile participant à l’harmonie de chaque composition.

Chaque œuvre est préparée selon une technique simple. Le fond est enduit de caséine, appliquée de manière aléatoire. Guy Leclercq utilise du blanc d’Espagne, différents noirs conservés dans des bocaux : noir momie, noir de vigne, noir de carbone, triple noir etc…

La lumière joue aussi un rôle important, sculptant à travers un trait, une courbe, un demi-cercle, un rectangle, une ligne, un tracé, qui ne manque pas de tension ni de sensualité.

D’après Fred Lanzenberg & Anne Adriaens-Pannier