DUTKO Bonaparte I Nouvelle installation

Du samedi 24 mars 2018 au samedi 21 avril 2018

DUTKO Bonaparte I Nouvelle installation

Galerie Dutko, 24 mars au 21 avril 2018

Châssis-presse, Philippe Gronon.

« Depuis la fin des années 1980, je développe un travail photographique dont le point de départ est la définition la plus simple de la photographie, à savoir qu’elle est une technique de fabrication d’images qui enregistre la réalité telle qu’elle est.

La quasi-totalité des objets photographiés (amplis, coffres forts, tableaux de cotations, écritoires, pierres lithographiques, tableaux électriques, versos de peinture, etc.) ou plus récemment numérisés, (grattoirs de boîtes d’allumettes, martyrs, châssis photographiques et châssis-presse) le sont tous en vue frontale, à échelle 1, détourés de tout contexte ou de toute situation spatio-temporelle.

Sujets autant qu’objets photographiques, traités afin d’être parfaitement reproduits sans être pour autant de simples reproductions ni des artefacts, ces motifs échappent à l’imagerie. »

C’est cette dernière série des châssis presse, réalisée à partir des outils photographiques d’impression argentique, que la Galerie Dutko expose du 24 mars au 21 avril 2018 dans son espace situé au 11 rue Bonaparte, 75006 Paris.

Les châssis presse sont des outils de fait encadrés (reproduits, numérisés, une opération rendue possible par un scanner associé à l’ordinateur), ce qui les renvoie aux tableaux déjà composés, « peints » par l’usage qui en a été fait.

Ainsi la stratification des stigmates génère une patine en même temps qu’une aura, ce qui transcende l’objet et lui donne un statut d’œuvre picturale à part entière.

Philippe Gronon est né en 1964 à Rochefort. Il vit et travaille à Malakoff.

Il a participé depuis 1991 à de nombreuses expositions personnelles et collectives en France et à l’étranger, notamment :
Philippe Gronon, Frac des Pays de la Loire, Carquefou 2001
“Retournements“, Musée des Beaux-arts de Nantes, 2010
« Philippe Gronon – L’altro lato » Villa Medici, Rome, 2010
“Philippe Gronon. “Révéler“ Musée Picasso-Paris, 2016

Son œuvre est représentée dans plusieurs collections publiques, dont :
Musée national d’art moderne Georges Pompidou, Paris
Musée du Louvre, Paris
Mamco, Musée d’art moderne et contemporain de Genève, Suisse
Mamac, Musée d’art moderne et contemporain, Nice

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Supercordes, Benoit Lemercier.

Comprendre l’œuvre de Benoit Lemercier ressemble à une recherche mathématique et spirituelle. Même quand on connaît l’artiste, le questionnement sur sa démarche est inévitable. On est devant l’infiniment petit en se demandant si ce n’est pas plutôt devant l’infiniment grand, le doute s’installe et pourtant c’est bien ce que Lemercier veut nous faire comprendre. Rendre visible ce qui échappe à nos sens.

Mais l’œuvre de Benoit Lemercier c’est aussi la poésie qui, autour de ses Hypercubes et Supercordes, apparaît. Poésie de la courbe, poésie du vide qui transparait, poésie de l’ombre et de la lumière. On se prend à rêver de voler ainsi dans un monde à la fois métallique, blanc et structuré et qui serait infini.

Benoit Lemercier est né à Angers en 1965. Très jeune, il fut attiré par le travail manuel en s’intéressant au dessin, à la gouache et à l’huile. Puis, il imagina des objets en trois dimensions (maquettes, représentation du système solaire, ascenseur électrique, radio à pile…). Il pratiqua le collage, le sciage, la soudure, la couture, l’électricité… et testa les réactions physiques de tous les matériaux.

A 30 ans, il devint pleinement artiste en commençant par la peinture puis la sculpture. En 2000, il créa un mouvement artistique appelé « Le mathématisme ». Ce manifeste a pour objectif de mettre en avant la prédominance des mathématiques dans le fonctionnement de l’univers. En 2004, pour réaliser lui-même ses sculptures en acier, il aménagea un atelier de métallerie dans le Gers.