Maria FILOPOULOU I GALERIE DUTKO Ile Saint Louis

Du mercredi 15 juin 2016 au vendredi 05 août 2016

Maria FILOPOULOU I GALERIE DUTKO Ile Saint Louis

Le Mercredi 15 juin, 2016 est inaugurée à la Galerie Dutko Île Saint Louis à Paris, la nouvelle exposition de Maria Filopoulou intitulée «L’eau comme liberté». L’artiste qui a étudié dans l’atelier de Leonardo Cremonini à l’Ecole des Beaux-Arts dans les années 80, revient en un endroit familier et accueillant pour présenter une rétrospective de son œuvre, associée à l’eau. La mer, les baigneurs et les chutes d’eau tiennent le premier rôle dans son travail depuis le milieu des années 90.

Maria Filopoulou revendique l’identité de son pays, la beauté de l’environnement naturel ne manquant pas. C’est la première chose que l’on voit dans un pays si attaché à la mer depuis le début de son histoire. L’eau est toujours l’antidote précieux, le baume, la purification, qui repousse les maladies et donne la force vitale, transformée en matrice protectrice, qui enferme, nourrit, et éloigne les risques.

A Paris, elle présentera des oeuvres représentatives de tout son travail des dernières années : des nageurs évoluant entre des fragments de sculptures anciens et l’immensité de la profondeur, des mers scintillantes sous le soleil chaud.

Les baigneurs, les chutes d’eau et les plages se rencontrent à nouveau sur la Seine pendant trois mois, comme une étape lors d’un long voyage. Comme un petit paradoxe géographique, la Grèce acquiert un autre îlot, très loin de la mer Égée.

Maria Filopoulou a étudié à Athènes et à Paris. Elle habite et travaille en Grèce et a fait des expositions à Londres, à Paris, à New York, en Floride, à Beijing, à Melbourne, à Constantinople, à Berlin et Nicosie. Elle est reconnue pour sa peinture figurative, plaçant au centre l’homme et le paysage.

A propos de sa peinture, elle dit: « Je peins les paradis personnels vécus, le bonheur, la relaxation, l’union avec la nature, l’érotisme ressenti par les nageurs dans l’eau. Un intervalle heureux précédant ou suivant probablement une expérience difficile. Je pense que toute l’existence est un équilibre délicat où nous devons voir que les moments heureux sont précieux et que nous avons l’obligation de les reconnaître et de les apprécier. Je peins, donc, les limites du bonheur isolé du passé et de l’avenir. Ce n’est pas une question de temps mais de lieu. Je peins surtout des grands tableaux, car j’ai l’impression d’entrer dans la toile quand je peins. Je crée une scène dans laquelle je vis. Et je veux inviter le spectateur à y entrer pour partager ma propre expérience. L’eau est un antidote, un espace que nous portons en nous et que nous pouvons visiter à n’importe quel moment pour reprendre possession de nous-mêmes. »

Les tableaux de Filopoulou embaument l’été, l’été grec de Lacarrière, intemporel et intact. Ils viennent pour nous rappeler que certains biens restent constants dans notre vie et que nous devons nous en réjouir. « Si on oublie nos problèmes quotidiens et qu’on laisse son regard parcourir toute la beauté autour de nous, nous reprenons courage et force pour faire face à toutes les difficultés. Pour moi il suffit d’un long regard sur la mer pour me retrouver moi-même », dit Maria Filopolou qui propose cet antidote à la crise grecque.

MODERNE – CONTEMPORAIN
Maria FILOPOULOU
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