Œuvres
Biographie

« Ma grande affaire avec la peinture est d’aimer la peinture, de ne pas savoir comment peindre, d’inventer des moyens de peindre et assez vite, de pouvoir m’identifier à la peinture occidentale. »

 

A 23 ans, Jean-Pierre Pincemin commence à peindre, il quitte définitivement son métier de tourneur. Sa formation : la passion, le désir de faire. C’est le galeriste Jean Fournier qui l’incite à réaliser ses premières œuvres picturales. De 1968 à 1973, Jean-Pierre Pincemin se lance dans les carrés collés : la toile est tout d’abord plongée dans un bain de peinture, ensuite elle est découpée et assemblée en figures géométriques irrégulières, carrées ou rectangulaires. Dès 1971, Jean-Pierre Pincemin rejoint le mouvement Supports/Surfaces, mouvement créé dès la fin des années 60. Ce mouvement dont Matisse a été l’initiateur avec ses papiers découpés, est poursuivi par la nouvelle abstraction, le hard edgeaux USA et en France, par Simon Hantaï ou encore Claude Viallat. Le concept de ce mouvement se porte sur la réalité physique du tableau.

 

A la fin des années 1980, Jean Pierre Pincemin décide de « tout balayer et tout assimiler » et assimile donc ainsi tous les styles, tous les supports, toutes les techniques et tous les genres. Il s’oriente alors vers la représentation, vers l’image et le sujet : Il inscrit des arbres primitifs italiens, simples et plats, des grosses fleurs à la Warhol, toute une figuration à motifs incertains  mais aux formes sûres. C’est plus tard, touché par la maladie de l’arthrite, qu’il réalise des sculptures polychromes à son image, un assemblage de morceaux de bois peints agrafés. 

 


 

Jean-Pierre Pincemin naît en 1944 à Paris et meurt en 2005. Il exerce tout d’abord le métier de mécanicien, en usine. Sa révélation pour la peinture a lieu au Louvre, lorsqu’il s’y rend pour la première fois. Après avoir été critique d’Art, Pincemin conçoit ses premières peintures et sculptures et réalise en 1968 sa première exposition. Ces œuvres sont le résultat de recherches très éloignées de la peinture traditionnelle du pinceau : pliages, empreintes de briques, de grillages, agissant sur la toile comme un matériel nouveau. Tout au long de son œuvre, Pincemin passe de l’abstraction à la figuration.

 

Il expose en 1989 à la galerie Abélard à Sens, viendront ensuite entre autres une exposition à la Fondation Coprim  en 1999, au Musée d’Art Roger-Quilliot à Clermont-Ferrand en 2001, à Orléans, puis en 2010 à La Piscine de Roubaix, le Musée des Beaux-Arts d’Angers et le Musée d’Art Moderne de Céret. Il figure aussi la création du monde sur un plafond de 200 m2 à Liège en 1995.

 

 

Vidéo
Expositions
Actualités
Blog
Catalogues