Œuvres
Biographie

 

Facsciné par l’architecture italienne antique, Bruno Romeda s’attache aux formes élémentaires - cercle, carré, triangle. Il n’invente pas de forme, mais développe plutôt les infinies variations offertes par le vocabulaire de base de la géométrie ouvrant la voie à des constructions mentales, voire des architectures. C’est d’ailleurs une sculpture de Bruno Romeda qui récompense les lauréats du prix de l’Équerre d’Argent.

 

D’ordinaire  volume plein à contourner, une sculpture de Romeda offre un seuil, un miroir absent du monde «ou plutôt présence de son absence» (Pierre Restany), et pose un cadre conceptuel à notre vision. En choissant les trois formes élémentaires, il choisit la répétition, la variation infinie. Variations méditatives presque. Sa réserve, son économie sont une invitation au calme et à la réflexion. Mais ce calme est perturbé imperceptiblement par la tension donnée par les aspérités du bronze. Alors, nous pouvons nous demander avec Pasacal Bonafoux: «Et si l’absence, la manière d’absence qu’est une sculpture de Romeda désignait l’inquiétude même du siècle face à ce qu’il a admis pour œuvre ?»

 


 

À PROPOS DE BRUNO ROMEDA :

 

Bruno Romeda est né en 1933 à Brescia (Italie). Après son décés en 2017, une grande partie du fond d’atelier à été légué au musée Santa Giula de sa ville natale Brescia.

Les galeries Jean-Jacques Dutko et Catherine Issert en France, Andrew Crispo et Kouros à New-York ou Bernard Cats à Bruxelles ont régulièrement exposé le travail de Bruno Romeda à partir des années 80. Ses œuvres sont présentes dans plusieurs collections majeures comme celles du Metropolitan Museum of Art, NY, USA; du MAMAC (musée d’art contemporain de Nice), France; de l’aéroport de Pittsburgh, USA; de la banque du Luxembourg; du Greenville Country Museum, USA; du musée d’art Kasama Nichido, Japon; ou du Stopera d’Amsterdam, NL.

 

 

 

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