Abstractions: Une exposition collective d'artistes français

10 March - 9 May 2020 Ile Saint-Louis
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Artworks
Communiqué de presse

La Galerie Dutko a le plaisir d’annoncer Abstractions, une exposition collective d’artistes français, qui se tiendra dans l’espace de l’Ile Saint-Louis du 10 mars au 9 mai prochain.

 

Voilà presque 40 ans que la Galerie Dutko collabore avec des artistes français ayant choisis les voies de l’abstraction comme moyen d’expression. Cette exposition collective propose de présenter les oeuvres de 7 artistes ayant croisés la route de la galerie, chacun avec leur singularité et leurs expressions abstraites plurielles.

 

André-Pierre Arnal fera de la «cocotte en papier» le point de départ d’une série de pliages sur toile qui l’inscrira naturellement dans les problématiques du groupe Supports/Surfaces, dont il va partager l’aventure : décomposer et analyser conceptuellement et plastiquement les composantes de l’oeuvre d’art. Plutôt que d’intervenir sur le support par des lignes et des signes, l’artiste choisit d’intégrer la toile même dans le processus de création de l’œuvre.

 

Béatrice Casadesus réalise chacune de ses toiles à l’aide d’une technique très particulière : des bandes de bullpack. Ces feuilles de plastique couvertes de bulles destinées à emballer et protéger les objets sont trempées dans la peinture acrylique et appliquées à la surface du tableau, comme autant de pinceaux ronds. Après chaque séchage, elle superpose de nouvelles bandes de bullpack peintes en bleu ou à la poudre d’or, puis vaporise d’eau la trace encore humide afin que les coulures forment des lignes verticales pour contrebalancer les points, structurant la peinture. Sa peinture explore grace à ce procédé les infinies variations de couleurs et effet lumineux résultant des différentes couches de couleur.

 

Artiste majeure de la peinture abstraite, Monique Frydman a souvent évoqué le temps de la peinture et du tableau dans son oeuvre. Quand commence une oeuvre ? A l’Orée, comme quelque chose qui est en train de naître, de se dilater, à mi-chemin entre le désir et la maîtrise. Il est toujours question du temps de peindre, et du temps de la peinture dans l’oeuvre de Monique Frydman. Si cette question se posait à l’artiste en 1988, elle est aujourd’hui encore d’actualité dans sa pratique.

 

Le parcours de Christian Jaccard depuis les années 60 rend compte d’un parcours puissamment original. Deux idées fortes lui servent à exprimer ses visions, « nouer » et « brûler ». Ces deux outils forment un paradigme qui postule une façon de voir les choses et traduit une certaine dynamique du monde. Un exposition de ses oeuvres aura lieu au Centre Pompidou du 4 mars au 18 mai 2020.

 

Après avoir été critique d’art, Jean-Pierre Pincemin conçoit ses premières peintures et sculptures. Exposées à partir de 1968, ses œuvres sont le résultat de recherches très éloignées de la peinture traditionnelle : pliages, empreintes de briques, de grillages, agissant sur la toile comme un matériel nouveau. Tout au long de son œuvre, Pincemin passe de l’abstraction à la figuration, développant un corpus artistique à forte personnalité.

 

Plus jeune protagoniste du mouvement Supports/Surfaces, André Valensi partage avec les autres membres un certain nombre de convictions, qu'il s'agisse du rejet du nouveau réalisme et du formalisme idéaliste, ou de la volonté de superposer les procédures matérielles de réalisation de la toile libérée de son chassis, la peinture (objet de connaissance) n'étant que la mise en évidence didactique de ses procès. Les toiles carrées, faites de tissus assemblés par un travail de couture délimitant un carré en leur centre, sont imprégnées de carbonyle. Elles esquissent après Malevitch un devenir possible pour la peinture après la modernité.

 

L’ enjeu pour Max Wechsler est sans doute de cacher ce qui est lisible. Et pourtant, chacune de ses oeuvres est un livre, une histoire à déchiffrer dans le maelström de sa mémoire. Né à Berlin, il a connu les heures sombres de l’Allemagne, ses parents déportés, l’ innommable, ce que l’on ne peut dire. Max Wechsler fut graphiste et tel un scribe, un copiste, il s’ est emparé de l’ écrit et en malaxant les lettres, marouflant le papier, Max Wechsler va exprimer dans son œuvre ce qui ne peut être dit.