C’est dans les années 1970, à partir d'une exploration de la technique du « monotype », qu’André Pierre Arnal fera de la "cocotte en papier" le point de départ d'une série de pliages sur toile qui l'inscrira naturellement dans la problématique du groupe Supports/Surfaces, dont il va partager l'aventure : décomposer et analyser conceptuellement et plastiquement les composantes de l’oeuvre d’art. Plutôt que d’intervenir sur le support par des lignes et des signes, l’artiste choisit d’intégrer la toile même dans le processus de création de l’œuvre.

 

Après avoir expérimenté l’arrachement et la fragmentation, c’est en 2002 qu’Arnal s’essaie au déchirement d’un rectangle de papier en suivant une ligne oblique. Il trouve alors une ouverture nouvelle à son travail, une sorte de contrepoint nécessaire à son évolution picturale et sémantique. 

 

«Dessin du hasard, le profil de la déchirure raconte l’histoire de la violence et de la douleur. Cette sinuosité correspond à ce que l’on a imaginé sous les auspices du « symbole » deux profils emboités, nés de  la partition brutale d’une plaque de terre cuite ».  André-Pierre Arnal.

 


 

 

Né à Nîmes en 1939, et après un rapide passage aux Beaux-arts de Montpellier, André Pierre Arnal poursuit dans les années 1960 une recherche solitaire, marquée par la découverte de Matisse, des abstraits américains et surtout de Paul Klee. Il travaille aujourd’hui dans son atelier parisien. 

 

L’oeuvre de André Pierre Arnal figure dans les principales collections suivantes: centre Georges-Pompidou, Fnac Paris, musée d'Art moderne de la ville de Paris, musées de Montpellier, Martigues, Nice, musée d'Art contemporain de Montréal, des Beaux-Arts de Québec, Fondation Albright Knox, Buffalo, Frac Centre, Frac Languedoc-Roussillon, Angoulême (rideau de scène, 1994), Théâtre d'O (rideau de scène, 2004), artothèques Antonin-Artaud, Marseille,Miramas,Montpellier, bibliothèque la Méjane d'Aix-en-Provence, médiathèque centrale Emile Zola de Montpellier.